François Le Diascorn
Après une enfance en Bretagne et en Provence, François Le Diascorn étudie le droit et les sciences politiques avant d’opter définitivement pour la photographie lors d'un voyage en Inde. Il n'a depuis jamais cessé de travailler avec la presse nationale et internationale.
Ses oeuvres ont été achetées par de nombreuses collections et son travail, axé sur le décalage et l’inhabituel, a été maintes fois distingué notamment par le World Press Photo.
L'ombre de Paris
C'est une ville d'où les foules peuvent disparaître en un instant, vous laissant abandonné et solitaire dans une rue, dans un escalier, sur un couloir de Métro ou de train. Cette cité immense devient alors l'endroit le plus triste et le plus terrible pour ceux qui sont seuls et n'ont pas choisi de l'être.
Alors ses rues peuvent lancer des ombres à des hauteurs terrifiantes et dessiner sur les murs des formes monstrueuses.
C'est l'autre Paris : Paris noir, ombre de l'ombre de la nuit.
Animaux magiques
Mon but a été de dresser un zoo imaginaire, de faire sortir les animaux de leur cages pour les mettre dans mon appareil de photo. Je me suis donc mis à parcourir les zoos du monde entier.
Ce bestiaire répond plus à la logique de la magie qu'à celle de la raison. Un univers où les baleines peuvent danser, les chevaux avoir trois têtes, les pingouins former une escadrille : un bestiaire qui veut faire aimer à tous le monde étrange, cocasse et magnifique des animaux.
Les îles grecques : la fin d'un monde
Ces sociétés agrestes (pain, vin, olivier, basilic, élevage de chèvres, un peu de pêche) vivant au rythme du soleil et des saisons, acceptant méditativement le temps qui passe, et la mort inéluctable, se contentant de peu dans l'austérité et la probité, auraient pu être une leçon pour nous, prisonniers de la société de la vitesse, de l'argent, de l'énervement et de l'esbroufe.
Ces photographies sont un hommage nostalgique a un monde quasiment effacé.
Venise
"On se réveille le matin avec le murmure des vagues contre le quai, les cris des mouettes, et la douce pétarade des motoscafi, tous ces bruits qui contribuent à faire tenir la ville en suspension au dessus de l'eau. Nos yeux, aveuglés de bleu, éblouis du miroitement de la lagune, voient des palais flotter sur la mer [...]"
Extraits d'un journal, 2004, Nancy Guri Duncan
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