Chambre noire - photographie » Christian Avril

Au chagrin

Au chagrin

17 photographies

Puisqu'en argot, le chagrin désigne le travail...

Le festival au désert - Mali

Le festival au désert - Mali

30 photographies

Le Festival au désert 2010

Le festival au désert qui se tenait d’habitude à Essakane à 60 Km de Tombouctou avait été rapproché, cette année là, de Tombouctou pour des raisons de sécurité.
Quelques jours avant que nous ne quittions la France avec notre voiture pour nous rendre au Mali, des Espagnols venaient d’être enlevés sur la route entre Nouadhibou et Nouakchott, une région de Mauritanie qui paraissait relativement sûre même aux yeux des autorités françaises.
Sur son site de recommandations aux voyageurs, le ministère des affaires étrangères français déconseillait fortement aux touristes de se rendre dans la région de Tombouctou considérée comme dangereuse pour les Européens, mais jamais il n’avait été question de cette zone en Mauritanie.
Bien sûr, les autorités maliennes, organisatrices de l’événement, avaient mis en place un service de sécurité très important aussi bien sur le site du festival que dans le désert autour de la ville, avec une forte présence de l’armée qui patrouillait à quelques kilomètres autour du site pour prévenir toute tentative d’intrusion de groupes armés.
Le festival se déroula cette année là sans aucun incident et comme d’habitude, les spectacles furent d’une très grande qualité musicale et visuelle.
Espérons que ce grand moment de rencontre de gens venant de tous les continents qui s’asseyent ensemble sur une dune pour écouter de la musique pourra revivre, comme avant.

Christian Avril

Un monde à voir

Un monde à voir

37 photographies

Affiches

Affiches

26 photographies

Dans les années 70 et 80, la France de l’après de Gaulle et de l’après 68 était riche. La société française admirait les Etats-Unis et tentait de les copier jusque dans leurs excès.
Pour se faire élire, rien n’était trop bon, trop beau ni trop cher. Les entreprises françaises, les multinationales et même certains états étrangers finançaient largement les campagnes électorales des candidats de tous bords.
On voyait, pendant les campagnes pour les élections présidentielles, législatives ou même municipales les murs se couvrir d’affiches 4m sur 3m et les panneaux publicitaires étaient souvent le lieu de rencontres cocasses, allant parfois même dans le sens inverse du but recherché.
Le collage militant donnait lieu aussi parfois à des gags visuels, ce "travail" fait souvent la nuit ne permettant pas de voir où l’on colle l’affiche de son candidat.
On peut aussi soupçonner quelques militants d’avoir fait œuvre créatrice en choisissant volontairement l’endroit où ils collaient leurs affiches.
La mauvaise foi du photographe pour les cadrages (subjectivité ?) n’est pas tout à fait étrangère non plus à l’effet obtenu...

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Christian Avril

Photo-journaliste pigiste depuis 1972 (et fier de l’être, car dans pigiste, il y a « indépendant »), j’essaie d’explorer les relations humaines et mes relations aux hommes dans le monde du travail, la politique, les voyages… et le reste du temps aussi.
Un évènement, une situation insolite ou amusante, un visage, un regard, un beau paysage, même si certains parlent de cartes postales (il en est de fort belles…) et le petit Leica fait en toute discrétion le boulot pour lequel il a été merveilleusement conçu.
Et puis il y a le travail au quotidien avec lequel il faut essayer de s’arranger, raconter des histoires ou des bribes d’histoires pour les "faire voir".
Photographier, ce n’est pas seulement enregistrer une image (pour cela il y a les caméras de surveillance), c’est dire et montrer ce que l’on voit, comment on le voit et ce que l’on en pense.
Subjectif, forcément subjectif ( mais pas forcément sublime, n’en déplaise à Marguerite …).
Les années passent et on a toujours l’impression de ne pas encore avoir fait tout ce que l’on voulait faire…
C’est peut-être ça la vie…